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ARCHIVES 2010 : JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI

Livres du mois

Michael Connelly, "L'épouvantail"
Seuil Policiers, 2010


Mot de l'éditeur
Journaliste au Los Angeles Times, Jack McEvoy pensait bien avoir découvert ce qu’il y a de pire dans le crime en la personne du tristement célèbre « Poète ». Avec L’Epouvantail, Michael Connelly lui réserve une surprise de taille et, comme il se doit, pas des plus agréables.
Viré du L.A. Times, le journaliste Jack McEvoy hésite entre le dégoût et la rage. Mais c’est la fierté qui finalement l’emporte : dans les quinze jours qu’il lui reste, il compte mener une enquête qui lui vaudra – excusez du peu - le prix Pulitzer. Et les pontes de la direction n’auront plus que leurs yeux pour pleurer.

Son temps est compté, et a priori l’histoire d’Alonzo Winslow, un dealer meurtrier de 16 ans, n’a rien de prometteur : le gamin a avoué. Mais dans des conditions pour le moins douteuses…

Embarqué dans une aventure qui le dépasse, convaincu que la police a triché, Jack lance un S.O.S. à Rachel Walling, l’agent du FBI qu’il aime depuis toujours. Sans se douter que dans le même mouvement, il enclenche le piège machiavélique tendu par un tueur d’une intelligence et d’une cruauté ahurissantes.






Eric Fottorino, "Questions à mon père"
Gallimard, 2010

Mot de l'éditeur
Longtemps je me suis interdit d'aimer deux pères à la fois.
Michel, celui qui m'adopta à l'âge de dix ans, me donna son nom de Méditerranée, son temps infini, une affection aussi discrète que démesurée. En aimer un autre eût été à mes yeux une trahison.
Pourtant j'avais bien sûr un père naturel, un père biologique : Maurice Maman, médecin accoucheur. Juif du Maroc, dont j'ai cru pouvoir nier l'existence après l'avoir vu à ma demande, l'année de mes dix-sept ans. Michel et Maurice se sont rencontrés une fois, le jour de mon mariage.
Puis Michel s'est donné la mort le 11 mars 2008, comme je l'ai raconté dans L'homme qui m'aimait tout bas. Le moment était venu de me retourner vers mon " vrai père ", Maurice Maman d'autant qu'une maladie orpheline menaçait de l'emporter à tout instant.
Au fil de nos conversations, je suis remonté à l'oasis du Tafilalet, au sud du Maroc, source de nos origines. J'ai découvert le visage de ses parents disparus. Mardochée et Fréha. Et aussi la dignité dont il fit preuve comme Juif tout au long de sa vie, au Maroc et en France. Pour étrange que cela paraisse, c'est parfois le rôle d'un fils de reconnaître son père. " Comme on peut aimer deux enfants, on peut aimer deux pères ". m'a écrit Maurice. A présent je le sais.








Joyce Carol Oates, "Blonde"
Stock, 2010


Mot de l'éditeur

Des cheveux blonds, de grands yeux bleus, une petite bouche colorée, un corps sublime... un mythe est né ! Mais qui est vraiment Norma Jeane Baker, alias Marilyn Monroe ?
Tour à tour actrice de talent et jeune femme apeurée, femme fatale et femme-enfant, Norma Jeane et Marilyn... elle est insaisissable et mystérieuse.
A travers ce roman qui mêle fiction et réalité sans qu'on puisse les distinguer, Joyce Carol Oates revient sur la vie d'une femme adorée de tous, sur son enfance particulière, son désir de plaire, ses rôles dans les films et hors caméras, ses faiblesses, ses joies, sa fragilité, son endurance...
De ces ambivalences s'est formée une personnalité hors du commun, celle d'un 'ange' comme disait Marlon Brando, d'un ange en perpétuel danger dont le bourreau principal est lui-même...







Jean-Louis Fournier, "Poète et paysan"
Stock
, 2010

Mot de l'éditeur

« Qu’est-ce que je fais là ?
J’ai dans les mains un fourchet, le manche est poisseux, je charrie du fumier. Les vaches me regardent avec dédain, seul le regard très doux d’une génisse m’apaise.
Mes mains sont barbouillées de purin, elles puent. Je cours toutes les cinq minutes à l’évier de la cuisine pour les laver. Hier je voulais devenir Fellini, aujourd’hui, je suis dame pipi de vaches. »

Jean-Louis Fournier est capable de tout. Étudiant en cinéma à Paris, il est capable de vouloir reprendre une ferme pour les beaux yeux de la fille du fermier. Le père aurait été poissonnier, il reprenait la poissonnerie.
Il est un peu fou, Fournier, et quand il est amoureux, apparemment ça lui arrive souvent, il devient encore plus fou. Peut-être que c’est ça qui lui permet de nous écrire des livres ?
Alors souhaitons-lui d’être encore longtemps amoureux.







Javier Moro, "Le sari rose"
Robert Laffont,
2010

Mot de l'éditeur
1965 : rien ne prédisposait Sonia Maino, une étudiante italienne d'origine modeste à rencontrer Rajiv, petit-fils de Nehru et fils d'Indira Gandhi.
Mais lorsque Christian von Stieglitz, leur ami commun, les présente à Cambridge, Sonia tombe aussitôt sous le charme de cet étudiant presque ordinaire, dont le seul rêve est de devenir pilote.
Trois ans plus tard, malgré les réticences de son père, Sonia épouse Rajiv à New Delhi. Elle revêt pour l'occasion le sari rose tissé par Nehru en prison, celui-là même qu'avait porté Indira lors de son propre mariage.
Le symbole est fort : par cette alliance, Sonia choisit d'unir son destin à celui d'une nation, qui, pour l'heure, lui est étrangère. Plus de vingt ans après, la mort tragique de Rajiv, en 1991, ne pourra défaire les liens qui se sont tissés entre Sonia et le peuple indien.






Georges-Marc Benamou, "Les rebelles de l'an 40"
Robert Laffont, 2010

Mot de l'éditeur

À la veille de la commémoration de l’appel du 18 juin 1940, Georges-Marc Benamou nous donne une suite à C’était un temps déraisonnable.

Avec la sensibilité qu’on lui connaît, Georges-Marc Benamou a repris son flambeau et est allé de nouveau à la rencontre des premiers résistants : ils racontent leur combat, leurs rapports avec de Gaulle, leurs ambitions, leurs rivalités, leurs peines. L'auteur a voulu ici mettre au jour les ressorts intimes de leur engagement. Qui sont ces hommes et ces femmes partis dès juin 1940 pour Londres, ou qui tout de suite ont voulu « faire quelque chose » contre Vichy et l’Occupant ? En juin 1940, le mot « résistance » n’existe pas. Pourquoi eux et pas les autres ?

L'auteur a réussi à convaincre celles et ceux qui n'avaient pas ou peu témoigné, les derniers Compagnons de la Libération, des femmes comme Tereska Torrès ou Josette Gros, engagées dans les Forces françaises libres. Il y a, entre autres, Jean-Louis Crémieux-Brilhac, qui décrit sa mission auprès du général de Gaulle à Londres ou François Jacob, qui explique son combat en Lybie et en Tunisie. On découvre aussi le rôle des habitants de l’île de Sein ou le témoignage du fils de Pierre Brossolette.








Collectif, "Le livre sans nom"
Sonatine Editions, 2010


Mot de l'éditeur

Santa Mondega, une ville d’Amérique du Sud oubliée du reste du monde, où sommeillent de terribles secrets…
Un mystérieux tueur en série, qui assassine ceux qui ont eu la malchance de lire un énigmatique livre sans nom…
La seule victime encore vivante du tueur, qui, après cinq ans de coma, se réveille, amnésique…
Deux flics très spéciaux, un tueur à gages sosie d’Elvis Presley, des barons du crime, des moines férus d’arts martiaux, une pierre précieuse à la valeur inestimable, un massacre dans un monastère isolé, quelques clins d’œil à Seven et à The Ring… et voilà le thriller le plus rock’n’roll et le plus jubilatoire de l’année !


 



Erri de Luca, "Le jour avant le bonheur"
Gallimard, 2010


Mot de l'éditeur

Nous sommes à Naples, dans l’immédiat après-guerre.
Un jeune orphelin, qui deviendra plus tard le narrateur de ce livre, vit sous la protection du concierge, don Gaetano. Ce dernier est un homme généreux et très attaché au bien-être du petit garçon, puis de l’adolescent.
Il passe du temps avec lui, pour parler des années de guerre et de la libération de la ville par les Napolitains ou pour lui apprendre à jouer aux cartes. Il lui montre comment se rendre utile en effectuant de menus travaux et d’une certaine façon, il l’initie même à la sexualité en l’envoyant un soir chez une veuve habitant dans leur immeuble.
Mais don Gaetano possède un autre don : il lit dans les pensées des gens, et il sait par conséquent que son jeune protégé reste hanté par l’image d’une jeune fille entraperçue un jour derrière une vitre, par hasard, lors d’une partie de football dans la cour de l’immeuble.

Quand la jeune fille revient des années plus tard, le narrateur aura plus que jamais besoin de l’aide de don Gaetano…






Alan Furst, "Les soldats de la nuit"
Editions de l'Olivier, 2010


Mot de l'éditeur

Parce qu'il a vu son frère mourir devant lui, assassiné par une milice fasciste, Khristo Stoiaven possède une qualité essentielle aux yeux du NKVD : le désir de vengeance.
Recruté par cette redoutable organisation secrète, au service de la jeune Union Soviétique (nous sommes en 1934), Khristo devient l'espion parfait.
As du renseignement, artiste de la filature, expert en explosifs, polyglotte, il excelle dans tous les domaines.
La guerre d'Espagne lui donne l'occasion de montrer l'étendue de ses talents. Avec Faye, Renata, Sasha et Andres, ses compagnons de lutte, il mène une guerre sans merci contre le franquisme. Mais la terreur stalinienne aura raison de son idéal. Fuyant les purges ordnnées par le Parti, il se réfugie en France, sans savoir qu'il va ainsi à la rencontre d'un nouvel ennemi en uniforme vert-de-gris.














Réalisation © 
C.N.T