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06130 GRASSE - France
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• MARS
2008 •
Max Gallo,
"Le
pacte des assassins"
Fayard,
2008
Mot de l'éditeur
Elle s'appelle Julia Garelli. Un jour
de l'hiver 1917, le destin de cette jeune comtesse
bascule. Elle aime un révolutionnaire
allemand proche de Lénine et, comme lui,
rêve d'une Révolution mondiale.
Mais, très vite, elle découvre,
sous l'utopie et l'espoir, la terreur et la
barbarie.
Femme libre, espionne, aventurière, Julia
devient le témoin lucide de tous les
grands évènements. Elle rencontre
Staline et Hitler. Elle voit s'élaborer
le pacte des assassins entre communistes et
nazis. Elle en sera l'une des victimes, déportée
en Sibérie, puis livrée par la
Gestapo par Staline.
Elle survit et témoigne.
"Prenez la vérité pour horizon,
dit-elle, que rien ne vous arrête ! Ne
nous trahissez pas, nous qui sommes morts".
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Russell
Banks,
"La
réserve"
Actes
Sud, 2008
Mot de l'éditeur
Situé en 1936, sur les rives d'un
lac des Adirondacks dans l'Etat de New York, La
Réserve est un roman psychologique,
tendu comme un policier.
Les différents protagonistes, chacun porteur
d’une intime blessure, reçoivent d'autrui
un éclairage dérangeant sur eux-mêmes
et sur les ténèbres de leurs motivations,
jusqu'à un final dangereusement proche
des antichambres de la folie.
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Camille Laurens,
"Tissé
par mille"
Gallimard,
2008
Mot de l'éditeur
Mallarmé propose le titre : "Ce
pli de sombre dentelle, qui retient l'infini,
tissé par mille, chacun selon le fil
ou prolongement ignoré son secret, assemble
des entrelacs distants où dort un luxe
à inventorier..."
C'est cet inventaire que poursuit Camille Laurens,
cherchant ce que trament les mots - les mille
ans, mille gens, mille jeux, mille sons, mille
sens qui s'y nouent pour composer le mystérieux
textile où s'invente aussi notre vie,
ce tissu de la langue ajouré de silence.
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Erik
Orsenna,
"La chanson de Charles Quint"
Stock, 2008
Mot de l'éditeur
« Ils étaient deux frères.
Le cadet n’avait eu qu’un amour. Un seul amour
depuis la jeunesse. Un amour un moment parti.
Et puis revenu. Et puis épousé,
trente ans plus tard, pour entrer ensemble dans
la vieillesse. Peut-être aussi pour regarder
avec moins de vertige le temps qui s’en allait
?
L’aîné, dans ses jours les plus
optimistes, se persuadait que lui aussi avait
aimé. Était-ce sa faute si cet
amour, la force d’amour qu’il portait en lui,
s’était morcelé en de multiples,
trop multiples visages, en de divers, trop divers
et trop semblables corps ? Les autres jours,
tous les autres jours et toutes les nuits, sans
exception, il savait qu’il n’avait pas aimé.
Ainsi vivaient les deux frères, dans
la même ville mais chacun d’un côté
du fleuve : le frère à l’amour
morcelé (l’aîné) et son
cadet (le frère à l’amour unique)
».
Erik Orsenna
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Patricia
Cornwell,
"Registre
des morts"
Editions
des Deux Terres, 2008
Mot de l'éditeur
La morgue inscrit tous les décès
au Registre des morts. Ce livre va bientôt
prendre une signification différente
pour Kay Scarpetta. Lorsqu'elle s'installe à
Charleston, en Caroline du Sud, pour y ouvrir
avec sa nièce Lucy et Pete Marino un cabinet
de médecine légale, elle croit commencer
une vie idéale.
Mais très vite, elle entre en conflit avec
des politiciens locaux et on cherche à
saboter son projet. Débute alors une série
de morts violentes : un meutre rituel, un enfant
victime de sévices, une joueuse de tennis
retrouvée mutilée à Rome,
sans autre lien entre ces affaires qu'une certaine
patiente d'un prestigieux hôpital psychiatrique
de Nouvelle Angleterre. D'autres noms s'ajouteront
au Registre des morts, peut-être même
celui de Kay. |
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John Ronald
Reuel Tolkien,
"Les enfants de Hurin"
Editions
Christian Bourgois,
2008
Mot de l'éditeur
La publication des Enfants de Húrin,
qui est sans doute la dernière parution
d’un inédit de Tolkien, constitue un
événement aussi important que
celle du Seigneur des Anneaux en 1954,
et elle a été accueillie comme
telle par des centaines de milliers de lecteurs
américains et européens en avril
dernier – six mois après, le livre figure
toujours dans les meilleures ventes.
Seuls les vrais
« fans » de Tolkien ont lu des textes
tels que Le Silmarillion ou L’Histoire
de la Terre du Milieu ; Les Enfants
de Húrin s’adressent en revanche
aux millions de lecteurs du Seigneur des
Anneaux, qui retrouveront le souffle de
ce roman dans l’histoire de Túrin, fils
de Húrin, héros humain qui cherche
sa place parmi les Elfes et les Hommes dans
un monde en guerre ; trompé par le destin,
il achèvera son existence de manière
spectaculaire et tragique.
Se déroulant quelques milliers d’années
avant Le Seigneur des Anneaux, et annonçant
les aventures de Frodo, Aragorn et de leurs
compagnons, ce récit fera découvrir
le passé de la Terre du Milieu aux lecteurs
qui ne connaissent que le plus célèbre
roman de Tolkien.
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Kathy
Reichs,
"Meurtres au scalpel"
Robert
Laffont, 2008
Mot de l'éditeur
Une
vieille clocharde, un jeune drogué, un
cinquantenaire tranquille… apparemment rien de
commun entre ces gens dont la police de Charleston,
Caroline du Sud, a retrouvé les cadavres
putréfiés. Sauf un détail
: tous portent sur une certaine vertèbre
une légère incision faite au scalpel.
Pour faire le lien entre un si minuscule indice
et un éventuel trafic d’organes, il fallait
un médecin légiste pas comme les
autres : Temperance Brennan, alias Tempe…
Sans transition, celle-ci passe des bras de son
merveilleux amant, l’irrésistible Ryan,
à l’air glacé de la morgue de Charleston.
Puis s’en retourne flirter avec Peter, son ex-mari
plus enjôleur et spirituel que jamais, en
attendant un nouveau cadavre – encore plus répugnant
que le précédent. Finalement, Tempe
délaisse la jalousie de Ryan et les avances
torrides de Peter pour aller assiéger en
personne la sinistre clinique où le docteur
Herron assassine les marginaux et leur vole foie
ou reins au profit de riches malades en attente
de greffe d’organe.
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Régine
Desforges,
"Déborah,
la femme adultère"
Fayard,
2008
Mot de l'éditeur
Le
lecteur du Nouveau Testament ne cesse de s'interroger
sur les multiples personnages dont la destinée
croise, à un moment ou à un autre,
à l'occasion d'un miracle, d'une fête,
d'une mise à l'épreuve ou d'une expiation,
le chemin de Jésus : si les Ecritures nous
précisent en général qui ils
sont, d'où ils viennent, rien n'est dit en
général de ce qu'ils sont devenus.
Ainsi de la « femme adultère »,
Deborah, en fait une adolescente fort bien éduquée
par son père, scribe, qui l’a mariée
à un vieillard de ses amis, scribe lui aussi
et quasi impuissant. Elle fuit le toit conjugal
et, éconduite par son père, par sa
tante, se cache auprès de son cousin Philippe
à qui la lient de tendres sentiments. Découverts
alors qu’ils n’ont rien commis de répréhensible,
l’un ne doit son salut qu’à la fuite, l’autre
est condamnée à être lapidée,
malgré ses dénégations, pour
avoir trompé son époux. C’est alors
que Jésus survient et prononce la fameuse
phrase salutaire : « Que celui qui n’a jamais
péché lui jette la première
pierre ! »
C’est là
que la romancière prend le relais de l’évangéliste
pour suivre Deborah, mêlée aux disciples,
compagne de Marie et Marie-Madeleine, complice
des Zélotes dans leur guérilla contre
les Romains, enjeu amoureux entre Philippe ,le
fidèle cousin, et Marcus, le beau centurion,
elle dont l’ineffable grâce fait, dans ce
monde d’hommes, une innocente tentatrice de tous
les instants.
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René Fregni,
"Tu
tomberas avec la nuit"
Denoël,
2008
Mot de l'éditeur
Un homme que je ne connaissais pas
est entré dans ma tête et a tout balayé.
Je ne trouve plus mes mots, j'ai perdu mon métier.
N'importe qui peut entrer dans votre tête
à tout moment et vous dévorer le cerveau...
Avec comme seule
arme la plume qu'il rêve de planter dans
l'œil de son ennemi intime, René Frégni
nous fait le récit de l'incroyable engrenage
de sa relation avec un truand du grand banditisme
marseillais, rencontré dans un atelier
d'écriture carcéral et dont l'amitié
lui a valu un jour une terrifiante garde à
vue déclenchant le harcèlement d'un
juge. Vibrant à chaque page d'une rage
juste et explosive, Tu tomberas avec la nuit
lève le voile sur le scandale de lieux
de détention français dignes du
Moyen Âge et fait voler en éclats
les rouages d'une justice malade de quelques juges
pervers ou incompétents s'arrogeant le
droit de détruire la vie d'un homme.
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