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JANVIER 2008

Eric-Emmanuel Schmitt, "La tectonique des sentiments"
Albin Michel, 2008
Sortie prévue le 16 janvier

Mot de l'éditeur
Au coeur de sa liaison avec Richard Darcy, étonnée qu'il ne lui demande pas de l'épouser, Diane Pommeray a l'idée dangereuse de mettre son amant à l'épreuve. Par défi, elle lui fait remarquer combien leur amour a changé, comment leurs sentiments se sont affaiblis. A sa stupeur, il l'admet, la remercie de sa franchise et propose la rupture. L'humiliation, la colère, la haine bientôt, inspirent à Diane une vengeance glaciale et raffinée. Sa fonction de député la mettant en contact avec toutes les couches sociales, elle fait la connaissance de deux prostituées roumaines. La plus jeune, Anca, est une merveille de sensibilité et de beauté. Taisant ses raisons profondes, Diane conclut un marché avec elle, à charge pour la plus jeune fille de séduire Richard. Celui-ci se précipite dans le piège. Mais Diane n'a pas mesuré les conséquences de ses manoeuvres.

Eric-Emmanuel SCHMITT s’inspire de Diderot dans cette élégante et féroce comédie de la vengeance amoureuse ou l’on voit que les glissements « tectoniques » des sentiments peuvent être imprévisibles et fatals.






Tahar Ben Jelloun, "Sur ma mère"
Gallimard, 2008
Sortie prévue le 24 janvier

Mot de l'éditeur
« La mémoire défaillante de ma mère l'a replongée, pendant les derniers mois de sa vie, dans son enfance. Redevenue soudain une petite fille, puis une très jeune fille tôt mariée, elle s'est mise à me parler, à se confier, convoquant les morts et les vivants.
L'amour filial, fort et passionnel, est souvent enrobé de pudeur et de non-dits. En racontant son passé, ma mère s'est libérée d'une vie où elle fut rarement heureuse. Pendant des journées entières, je l'ai écoutée, j'ai suivi ses incohérences, j'ai souffert et en même temps je l'ai découverte.
Sur ma mère a été écrit à partir des fragments de souvenirs qu'elle m'a livrés. Ils m'ont permis de reconstituer sa vie dans la vieille médina de Fès des années trente et quarante, d'imaginer ses moments de joie, de deviner ses frustrations. Chaque fois, j'ai inventé ses émotions et j'ai dû lire ou plutôt traduire ses silences.
Sur ma mère est un vrai roman car il est le récit d'une vie dont je ne connaissais rien, ou presque ».
Tahar Ben Jelloum





Wesley Stace, "Les garçons"
Flammarion, 2007

Mot de l'éditeur
Chez les Fisher, illustre famille de gens de théâtre, il y a deux George.
L'un est un enfant de la balle qu'on envoie en 1973 dans un pensionnat pour parfaire son éducation.
L'autre, un pantin de ventriloque, divertissait les troupes britanniques avec le grand-père de George pendant la Seconde Guerre mondiale. Les deux George ne savent rien l'un de l'autre. Jusqu'à ce que les évènements les amènent à s'unir pour mettre au jour les secrets de famille les mieux gardés.
Mêlant l'histoire de l'enfant les "mémoires" du pantin, Les Garçons dresse sur trois générations le portrait d'une famille fascinante. Drôle, incisif et d'une grande tendresse, ce roman raconte l'inoubliable épopée de deux jeunes êtres guidés par le même désir : trouver une voix, être aimé.





Léonora Miano, "Tels des astres éteints"
Plon, 2007

Mot de l'éditeur
Dans l'intra muros d'une grande ville d’Europe, jamais nommée, Amok, Shrapnel et Amandla, sont trois amis. Amok, un fils de bonne famille et Shrapnel, issu d’un milieu très modeste, ont tous les deux quitté Le Continent, La Terre (l’Afrique) ; Amandla, elle, est une sang-mêlée, une métisse. A travers leurs pérégrinations dans la Grande Ville, chacun expose sa manière d'être Noir, chacun évoque l’Afrique de ses ancêtres. Alors qu’Amok, le nanti, souffre d’être le descendant d’une famille qui a fait fortune pendant la colonisation, que Shrapnel, à la recherche de ses origines, croit trouver dans le R’n’B, l’essence même de son identité, Amandla succombe peu à peu aux discours qui attribuent à l’Afrique une mythologie et une histoire merveilleuse : les Africains seraient les héritiers des pharaons d’Egypte, leur puissance aurait été laminée par les pays du Nord. Pour Amandla, il est temps aujourd’hui de demander justice au nom d’un passé fantasmé.









Cormac McCarthy, "La route"
Edition de l'Olivier, 2007

Mot de l'éditeur
L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres.
Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d'une humanité retournée à la barbarie.

Prix Pulitzer 227, La route s'est vendu à plus de deux millions d'exemplaires aux Etats-Unis.





Nicolas Fargues, "Beau rôle"
P.O.L, 2007

Mot de l'éditeur
Du personnage de Beau rôle, jeune acteur "satisfait d'être libre et relativement célèbre, satisfait d'exercer un métier enviable, satisfait de n'envier personne", on ne sait trop s'il est carrément insupportable ou finalement touchant.
Il est en tout cas, à lui seul, un concentré des contradictions et des faiblesses, cynisme et sentimentalisme mêlés, du jeune mâle contemporain imbu de lui-même mais secrètement rongé par le doute. Si on ajoute à cela qu'il est métis, et de fait à l'aise nulle part, on comprendra qu'Antoine Mac Pola est une figure typique des romans de Nicolas Fargues qui trouve là, de l'Europe aux Tropiques, une nouvelle occasion de décrire avec une précision à la fois féroce et totalement désinhibée toutes nos complaisantes manières, qu'elles soient amoureuses, sociales ou ethniques, de composer avec notre médiocrité.






Gérard Mordillat, "Notre part des ténèbres"
Editions Calmann-Levy, 2008
Sortie prévue le 9 janvier

Mot de l'éditeur
La nuit du 31 décembre, Gary et les membres de l’atelier de recherches mécaniques de Mondial Laser, une entreprise de pointe vendue à l’Inde par un fonds spéculatif américain, prennent possession d’un navire de luxe, le Nausicaa.
À bord, les actionnaires du fonds et leurs invités célèbrent au champagne une année de bénéfices records. Tandis que la fête bat son plein - bal masqué, orchestre, caviar - le Nausicaa est détourné. Il met cap au nord, vers la Norvège, le Spitzberg, à la quête des grandes tempêtes d’hiver. Gary, Suz, Dargone, Doc, Amos, Maximillienne dite Maxi, Kiki, Isabelle, Jacqueline, Moïra… et cent autres de Mondial Laser veulent contraindre ceux pour qui ils n’étaient que des chiffres à connaître eux aussi le froid, les vagues en furie, la solitude, l’abandon…
Dès lors, tout s’inverse. Ceux qui étaient condamnés à l’incertitude, à la précarité, à l’angoisse du lendemain, deviennent seuls maîtres à bord. La peur change de côté…





Jean-Christophe Duchon-Doris, "Sur les traces des Saintes-Maries"
Julliard, 2008
Sortie prévue le 10 janvier

Mot de l'éditeur
Et si l'histoire de Longinus, le centurion romain célèbre pour avoir transpercé le fnac du Christ, ne s'était pas arrêtée là ?
Quand sa lance perfora le poumon de Jésus de Nazareth pour vérifier qu'il avait bien rendu l'âme, nul doute, ce dernier lui sembla mort. Mais cette femme qui le supplia au piedde la Croix de ne pas briser les memebres inférieurs du condamné - comme c'atit l'usage à l'époque - aurait-elle réussi à l'abuser ? Longinus aurait-il favorisé cette mystérieuse résurrection dont on colporte désormais la rumeur ? Il s'interroge. Car un autre miracle s'et produit ce jour-là, il en est certain. En séchant ses yeux souillés du sang du supplicié, sa vue, qu'il avait habituellemenent très faible, est subitement redevenue nette. Son regard est alors tombé sur Marie-Madeliene, dont la beauté l'a subjugué.
Longinus entame un long périple sur les traces de Marie-Madeleine, réfugiée en Camargue. Sous les pas du centurion, c’est toute la Provence du Ier siècle après Jésus-Christ qui se déploie.
Retrouver cette femme au charme envoûtant et l’interroger, telle est désormais l’obsession de Longinus. On raconte qu’elle aurait survécu à un naufrage, que sa modeste embarcation, partie de Judée, aurait échoué quelque part dans le delta du Rhône. Des plages de Camargue jusqu’aux sommets de la Sainte-Baume, de l’Arles romaine à la Marseille grecque, partout Marie-Madeleine semble avoir fait des émules, laissé des indices. Jamais rien de tangible, toutefois.





Christian Jacq, "Toutankhamon, l'ultime secret"
XO Editions, 2008
Sortie prévue le 17 janvier

Mot de l'éditeur
Le Caire, 1951.
Le roi Farouk règne en tyran, injuste, cruel, dépravé. Dans l'ombre, un lieutenant-colonel encore inconnu de tous complote : Nasser.
Mark Wilder, un brillant avocat américain, arrive en Egypte, attiré par une mystérieuse lettre anonyme qui lui promet de lui révéler " qui il est vraiment".
Au coeur du quartier chrétien du Caire, il rencontre un vieux prêtre copte, dernier descendant des grands prêtres d'Amon et magicien, dont les révélations bouleversent son existence. Mark serait le fils de Howard Carter, le célèbre archéologue qui découvrit la tombe de Toutankhamon.
D'abord septique, Mark enquête et doit se résoudre à l'évidence. Il accepte alors une mission à haut risque : découvrir l'ultime secret de Toutankhamon.
Se heurtant à la CIA, aux révolutionnaires et au Professeur, le patron occulte de l'archéologie égyptienne, Mark Wilder pénètre dans la tourmente d'une Egypte sur le point de s'embraser...
Tombé follement amoureux d'une jeune copte qui affronte tous les dangers à ses côtés, il s'acharne à découvrir le dernier message du pharaon au masque d'or, soigneusement dissimulé par Toutankhamon lui-même.










Réalisation © 
C.N.T