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AVRIL 2008

Alexandre Jardin, "Chaque femme est un roman" 
Grasset, 2008

Mot de l'éditeur
Avec ce livre, Alexandre Jardin clôt provisoirement sa "trilogie" familiale. Le Zubial disaiti sa dette à l'endroit de son père; Le roman des Jardin remerciait sa famille; et ce nouvel ouvrage rend grâce aux femmes qui ont fait son éducation, au premier rang desquelles figure, bien sûr, sa mère. Mais Alexandre Jardin éprouve de la gratitude à l'endroit de la plupart des femmes qui ont croisé son chemin - et qui ne sont pas toutes, loin de là, de souche "jardinienne".
Ainsi, ce roman raconte, par brefs chapitres, ce qu'il a appris, sur le chemin de sa vie, auprès de telle ou telle. Sa galerie va de sa mère, donc - grande prêtresse de fantaisie - jusqu'aux amoureuses de passages, de son épouse "Liberté" jusqu'à Françoise Verny, professeur de mathématiques à une auto-stoppeuse, d'une mythomane à une aventurière...
De fait, ces histoires, chacune liée à un épisode précis, se répondent, se mêlent, se recoupent de telle sorte que nous nous retrouvons à l'intérieur d'un roman d'apprentissage où le héros déguste ses leçons de plaisir, de courage, de lucidité, de rouerie, de bonheur. C'est toute la vison d'un monde "jardinisé" qui est passée en revue : prenez vos désirs pour des réalités, mettez toujours une forte dose de liberté dans cette réalité, et écoutez attentivement ce que les femmes ont à vous apprendre... Alexandre Jardin s'épanouit joyeusement à l'intérieur de ce programme fou-fou-fou. Et, plus grave, il est très convaincant.






Stephen King, "Blaze"
Albin Michel, 2008

Mot de l'éditeur
Colosse au cerveau un peu ramolli par les raclées d'un père alcolo, Clay Blaisdell n'est pas exactement un enfant de choeur mais ses dérapages n'étaient que de la petite bière jusqu'à se rencontre en prison avec George Rackley. George, ses plans d'enfer et son idée fixe : kidnapper un gosse de riche.
Sa cible : les Gerard, riches à cerver. Leur petit dernier pourrait bien rapporter quelques millions de dollars.
Sauf qu'au dernier moment, le cerveau du coup se fait descendre dans un réglement de comptes.
Mais George est-il vraiment mort ? Seul au coeur d'une effrayante tempête de neige, flics aux trousses, Blaze s'enfuit avec le bébé en otage.
Le "Crime du Siècle" n'est plus qu'une course contre la montre dans l'enfer blanc des forêts du Maine.




Patrick Cauvin, "Les pantoufles du samouraï"
Plon, 2008

Mot de l'éditeur
Julien Pétrard entame son journal intime à l’aube de sa 83ème année. Que l’on se rassure, s’il se livre à cet exercice, ce n’est pas pour décrire sa vie solitaire enfouie au cœur d’une vieille maison d’un vieux quartier d’une vieille ville provinciale, ce n’est pas davantage pour dresser la liste des 100 000 petites et grandes misères qui accablent les hommes de son âge ni pour revivre les souvenirs de son lointain passé amoureux.
Si Pétrard se lance dans cette entreprise, c’est qu’il a une raison majeure : Il y a quelques jours, en pénétrant dans une boutique de son quartier pour acheter des cigarettes, un étrange marchand lui a révélé le nombre de paquets qu’il lui restait à fumer. Très exactement quatorze. Pas un de plus. Il n’y a qu’une explication : cet homme est fou. Lorsque le facteur lui apprendra deux jours plus tard qu’il n’a plus que douze lettres à recevoir, les choses se compliquent.
Pétrard a les pieds sur terre, solidement posés dans ses pantoufles. Il ne croit ni au surnaturel, ni au supra normal, ni à Dieu ni à Diable. Une idée lui vient alors : et s’il était la victime dune machination ? Il s’en ouvre à sa vieille et unique copine, une octogénaire très enrobée, veuve d’ambassadeur avec qui il partage certains soirs des surgelés arrosés de grands Bordeaux. La thèse de la machination s’effondre et voilà qu’une jeune vendeuse de centre commercial lui apprend que le caleçon qu’il doit acheter sera son dernier.
On a beau avoir de l’humour, ce qui est le cas de Pétrard, cela commence à faire beaucoup et même trop. Pourquoi donne-t-on à Pétrard autant d’indices concernant sa mort à venir ? Nous avons tous un certain nombre de paires de chaussures à porter, de biftecks à avaler, de films à voir, de chansons à fredonner, de femmes à aimer… Nous ignorons ces nombres, c’est ce qui nous permet de vivre… Pétrard, lui, les connaît. Son journal est-il un tissu d’inventions, le produit d’un esprit dérangé ou tout cela repose-t-il sur une éclatante vérité ?






Lucia Etxebarria, "Je ne souffrirai plus par amour"
Héloïse d'Ormesson, 2008

Mot de l'éditeur
Vous êtes complexé(e) ? Votre reflet dans le miroir vous déprime et les critiques vous fatiguent, sans parler de votre partenaire qui ne pense vraiment qu'à lui ? Ce livre est fait pour vous !

Relations homme-femme, femme-femme et plus si affinités, Lucia Etxebarria nous confie ses recettes du bonheur. Piquante et insolente, elle écorne les stéréotypes et bouscule la tyrannie des sentiments. En magicienne du coeur, elle nous explique tout simplement comment ne plus souffrir - inutilement - par amour.





Anne-Marie Garat, "L'enfant des ténèbres"
Actes Sud, 2008

Mot de l'éditeur
1933-1934... Après le désastre de la Grande Guerre, un crépuscule tragique s'annonce, dont peu anticipent les menaces... Vingt ans ont passé depuis Dans la main du diable et Camille Galay, la petite Millie d'alors, débarquée de New York, erre dans Paris, la ville de son enfance, hantée par la mort de son ami Jos, un photographe hongrois qu'elle a suivi jusqu'en Alabama, et à qui elle a promis de rapporter à Budapest un certain étui de cuir rouge...

De toute l'Europe convergent des personnages qui s'ignorent encore, bientôt emportés, sous le double sceau de l'amour et du crime, dans une même aventure qui a pour théâtre les villes modernes, sur les murs desquelles revenants et spectres projettent leurs ombres fantastiques. Dans les chancelleries, dans les gares aussi bien que dans les plus luxueux palaces, au bord du lac de Constance ou de Genève, en Toscane, dans un immeuble ouvrier de Berlin, dans une maison abandonnée des Fagnes de Belgique, jusque dans le grenier de la demeure ancestrale du Mesnil, dans ses bois d'automne, c'est une chasse à l'homme qui s'engage.

Car il y a un petit bureau des morts dans l'horreur de la guerre, où chacun a rendez-vous avec soi, avec l'Histoire. Il y a un pont à traverser pour affronter les fantômes du passé, et ceux du présent, pour apprendre que fictions du réel et cauchemars ont une réalité, dont chacun doit être témoin. Enfants des ténèbres, les monstres n'ont peut-être pour visage que celui du plus familier, du plus anonyme des êtres...






Yves Coppens, "L'histoire de l'homme"
Odile Jacob, 2008

Mot de l'éditeur
Yves Coppens a pris la suite, au Collège de France, de l’abbé Breuil, de Teilhard de Chardin, de Leroy-Gourhan, les grands maîtres français de la préhistoire : « J’ai eu la chance de vivre, de bout en bout, une des aventures les plus exaltantes qu’aient connues les sciences de l’évolution depuis leur origine. »

Depuis un demi-siècle, la paléoanthropologie n’a cessé de progresser, avec la découverte de nouveaux fossiles, comme celui de Lucy, mais surtout grâce à l’apport de nouvelles méthodes scientifiques.

C’est ce formidable bond en avant du savoir sur nos origines que retrace ici Yves Coppens, lui qui en a été l’un des grands acteurs.

Les leçons réunies ici constituent un document unique pour mesurer le profond renouvellement qu’a connu cette discipline essentielle pour la connaissance que l’humanité a d’elle-même, mais aussi le reflet du cheminement d’un chercheur hors pair.






Phlippe Delepierre, "Sous les pavés l'orage"
Liana Levi, 2008

Mot de l'éditeur
Mai 68. Un slogan très shadokien balafre la façade du lycée Maxence Van der Meersch. Du haut de son bureau, le proviseur observe avec flegme la jeunesse qui s’agite. Un flegme mal venu car son assassin en profite pour le faire passer par la fenêtre… et il n’est que la première victime d’une série de meurtres visant des hommes en vue et toujours signés de slogans extrémistes.
Pour le commissaire Thibaud, un vieux de la vieille dont les relations remontent à la Résistance, la piste du crime politique semble pourtant trop cousue de fil blanc. Tandis que l’enquête piétine, les AG font salle comble à la MJC, comme les concerts du groupe rock “les Bats”. Un groupe que Robert, lycéen prolo et complexé par son physique ingrat, affectionne tout particulièrement. Bourré de frustrations et de rancœurs, il se défoule comme il peut : batterie, vélo, petites vengeances personnelles… Qu’il ait des comptes à régler, ça, personne n’en doute, mais de là à tuer… le commissaire Thibaud s’interroge.
Un portrait drôle et incisif de la société française en mai 68, toutes classes confondues.





Don DeLillo, "L'homme qui tombe"
Actes Sud, 2008

Mot de l'éditeur
En cette matinée du 11 septembre 2001, il y a, dans la main de Keith, masqué de cendres, criblé d’éclats de verre et revenu d’entre les morts dans l’appartement de son ex-femme, Lianne, une mallette qui ne lui appartient pas et que sa main de rescapé serre, mécaniquement, de toutes ses forces.
Tandis que Keith se rapproche et s’éloigne d’une autre femme rencontrée dans l’enfer des tours, avant de décider de finir sa vie assis devant une table de jeu dans le désert de Las Vegas, Lianne dérive entre l’inquiétude que lui causent l’attitude farouche et réticente de son propre fils, l’atelier d’écriture pour malades d’alzheimer dont elle a la charge, l’Homme qui Tombe, ce performeur que la police traque, la santé de sa mère qui vit depuis des années une incompréhensible liaison avec un mystérieux Européen, marchand d’art toujours entre deux avions, entre deux univers…




   








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