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06130 GRASSE - France
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• AVRIL
2010
•
Katherine
Pancol, "Les écureuils de Central
Park sont tristes le lundi"
Albin Michel, 2010
Mot de l'éditeur
Souvent la vie s’amuse.
Elle nous offre un diamant, caché sous
un ticket de métro ou le tombé
d’un rideau. Embusqué dans un mot, un
regard, un sourire un peu nigaud.
Il faut faire attention aux détails.
Ils sèment notre vie de petits cailloux
et nous guident. Les gens brutaux, les gens
pressés, ceux qui portent des gants de
boxe ou font gicler le gravier, ignorent les
détails. Ils veulent du lourd, de l’imposant,
du clinquant, ils ne veulent pas perdre une
minute à se baisser pour un sou, une
paille, la main d’un homme tremblant.
Mais si on se penche, si on arrête le
temps, on découvre des diamants dans
une main tendue… Et la vie n’est plus jamais
triste. Ni le samedi, ni le dimanche, ni le
lundi…
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Reif Larsen,
"L'extravagant voyage du jeune et prodigieux
T.S Spivet"
Nil, 2010
Mot de l'éditeur
T. S. Spivet est un enfant prodige
de douze ans, passionné par la cartographie
et les illustrations scientifiques. Il dessine
tout ce qu’il observe : la carte de ses rêves,
les expressions de sa famille, le volume des
voix, les distances qui séparent l’Ici
de l’Ailleurs, les sauterelles mormones, et
même les variations rageuses des ellipses
de petits pois lors des repas…
Mais T. S. se sent très seul. Il vit
dans un ranch du Montana, entouré d’un
père mutique, un cow-boy qui déteste
les sciences, une mère entomologiste
qui cherche depuis vingt ans une espèce
fantôme de coléoptère, une
sœur qui pense être (à juste titre)
le seul individu normal de la famille, et leur
chien, Merveilleux, dépressif depuis
la mort accidentelle du fils aîné.
Un jour, T. S. reçoit un appel inattendu
du musée Smithsonian lui annonçant
qu’il a reçu le très prestigieux
prix Baird (un proche de la famille a envoyé
ses dessins), et qu’il est invité à
venir faire un discours. Il décide alors
de traverser les États-Unis, à
l’insu de tous, pour rejoindre Washington D.C.,
et tant pis si là-bas personne ne se
doute qu’il n’est qu’un enfant.
Au cours de ce périple, caché
dans un train, T. S. continue de dessiner tout
ce qu’il voit : à ses croquis et cartes,
il ajoute des notes lumineuses sur la résilience
de la mémoire, la relativité du
temps, la manière de tenir un mug, les
trous de vers du Middle West, le son du silence,
la définition de la médiocrité,
les signes distinctifs de l’âge adulte…
Si certaines énigmes demeurent insolubles
(par exemple suis-je diabolique ou seulement
en pleine puberté ?), bien des questions
trouvent enfin des réponses. Tout au
long de son odyssée, Spivet fait la lecture
d’un carnet qu’il a dérobé à
sa mère. Roman dans le roman, ce carnet
dévoile l’incroyable histoire de son
arrière-arrière-grand-mère,
la première femme géologue du
pays, qui, comme sa mère, renonça
à une brillante carrière scientifique
pour épouser un homme des bois.
Au terme de ce voyage, T. S. aura quitté
le monde de l’enfance et se sera révélé
à lui-même. Il aura compris que
l’observation seule ne suffit pas à cerner
le mystère de nos émotions. Et
que la frontière entre la réalité
et la fiction est parfois bien difficile à
saisir, même pour le plus éminent
des cartographes.
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Tatiana
de Rosnay, "Le voisin"
Héloïse d'Ormesson, 2010
Mot de l'éditeur
Un mari souvent absent. Un métier qui
ne l'épanouit guère. Un quotidien
banal. Colombe Barou est une femme sans histoire.
Une de ces femmes auxquelles il n'arrive jamais
rien. Comment peut-elle imaginer ce qui l'attend
dans le nouvel appartement où elle vient
d'emménager ?
Sans raisons apparentes, à l'étage
supérieur, un inconnu lui a déclaré
la guerre. Seule l'épaisseur d'un plancher
la sépare désormais de son pire
ennemi... Quel prix est-elle prête à
payer pour retrouver sommeil et sérénité
?
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Larry
Beinhart, "L'évangile du billet
vert"
Gallimard,
2010
Mot de l'éditeur
Certaines affaires usent les nerfs d’un privé,
d’autres peuvent ébranler ses convictions
les plus profondes. Carl Vanderveer, ex-flic
à la dérive, repenti en chrétien
radical, va l’apprendre à ses dépens.
Nathaniel MacLeod, professeur de philosophie,
athée et prosélyte, a été
assassiné. Un de ses étudiants,
Ahmad Nazami, musulman d’origine iranienne,
a avoué. La police pense tenir son coupable,
mais c’est sans compter sur Manny Goldfarb,
avocat juif et tenace, fermement convaincu de
l’innocence de son client et déterminé
à la prouver.
Pressé par sa femme et les leaders de
la communauté évangélique
à qui il doit son salut, Carl ne sait
plus à quel saint se vouer. Homme de
parole, le privé ne peut se résoudre
à baisser les bras. Au risque de tout
perdre, y compris sa foi.
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Maxime
Chattam, "Autre-Monde"
Tome 3 - Le coeur de la Terre
Albin Michel, 2010
Mot
de l'éditeur
Tobias disparu dans les entrailles du Raupéroden,
Matt et Ambre retournent à Eden, la cité
des Pans, pour avertir le conseil de la ville
de l’imminence d’une invasion des Cyniks, fomentée
par la reine Malronce. Les Pans n’ont plus le
choix, ils doivent se préparer à
combattre, notamment en développant leur
Altération, ce pouvoir surnaturel octroyé
par le Cataclysme.
Tobias arrive à échapper au Raupéroden
et l’Alliance des Trois, reformée, affronte
Cyniks et Gloutons dans une guerre sans merci.
Le Raupéroden et la maléfique Malronce
finiront par s’entretuer : la cohabitation entre
Cyniks et Pans s’avère alors possible.
Le monde change…
Avec L’Alliance
des Trois, on découvrait un nouveau
monde, avec Malronce son exploration.
Le Coeur de la Terre montre les jeunes
héros dans l’apprentissage de la vie
en commun, de la politique, de la guerre et
du rapport, nécessaire et salutaire,
à la nature. Ainsi que la résolution
des énigmes comme la vraie nature du
Raupéroden et de la reine Malronce.
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Daniel
Glattauer, "Quand souffle le vent du Nord"
Grasset,
2010
Mot de l'éditeur
En voulant résilier un abonnement, Emma
Rothner se trompe d’adresse et envoie un mail
à un inconnu, un certain Leo Leike. Ce
dernier, poliment, lui signale son erreur ;
Emma s’excuse, et, peu à peu, un dialogue
s’engage entre eux, par mail uniquement.
Au fil du temps, leur relation se tisse, s’étoffe,
et ces deux inconnus vont se mettre à
éprouver l’un pour l’autre une certaine
fascination. Alors même qu’ils décident
de ne rien révéler de leurs vies
respectives, ils cherchent à deviner
les secrets de l’autre… De plus en plus attirés
et dépendants, Emmi et Leo repoussent
néanmoins le moment fatidique de la rencontre.
Emmi est mariée, et Leo se remet à
grand peine d’un chagrin d’amour.
Un jour, pourtant – enfin ! –, ils décident
de se donner rendez-vous dans un café
bondé de la ville. Mais ils s’imposent
une règle : reconnaître l’autre
qu’ils n’ont pourtant jamais vu, avec interdiction
formelle de lui parler…
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Marek
Halter, "Le Kabbaliste de Prague"
Robert Laffont, 2010
Mot de l'éditeur
Quand à la fin du XVIe siècle
le ghetto de Prague est réduit une fois
de plus à feu et à sang, la petite-fille
du Maharal perd son mari, dépecé
lors d’un massacre. Elle supplie alors son grand-père
de créer une force capable de sauver
les juifs de l'anéantissement. La kabbale,
chemin de la secrète sagesse, affirme
qu’un homme pur peut, ainsi que Dieu, engendrer
la vie par la puissance de son verbe. Le Maharal
accepte. Ainsi naît le Golem, être
de boue à la force illimitée qui
va, pour la première dois, apporter la
paix au peuple. Mais ce monstre, une fois vivant,
s'avère pétri de sentiments et
d’émotions. Et quand cette « arme
atomique » prend conscience de sa condition,
elle se retourne contre ceux qui l’ont sortie
du néant. Une fois encore, la preuve
est imposée aux hommes que la paix ne
saurait être le fruit de la force mais
de la seule sagesse.
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Nina
Bouraoui, "Nos baisers sont des adieux"
Stock, 2010
Mot de l'éditeur
« Parce que je sais que l’on désire
comme l’on a été désiré,
j’ai dressé la liste des hommes, des femmes,
des images, des sensations, des oeuvres d’art qui
ont construit la personne que je suis.
C’est un livre de
portraits, traversant les années (de 1972
à 2009). Traversant les villes (Alger,
Paris, Berlin, Zurich, Abu Dhabi...). Portraits
reliés les uns aux autres par la recherche
sans fin de l’amour.
C’est un livre sur
la vie, un livre en vie, un livre qui bat, un
livre dont on pourrait aussi entendre le son et
percevoir les reliefs d’une géographie
intime, la géographie des sentiments.
J’ai voulu restituer
ce que la mémoire garde. Ce qui fait ce
que nous sommes ou ce que nous ne sommes pas.
Éclairer une vie d’adulte par les débuts
de l’enfance, les démons de la jeunesse.
Chaque temps répondant à l’autre.
Chaque temps expliquant l’autre. Comme si le désir
était une identité. Comme s’il était
notre seul pays. Territoire sauvage et illimité.
C’est aussi un livre
sur la liberté. La liberté d’aimer
ou de ne plus aimer. » N.B
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Margaret
Mazzantini, "Venir au monde"
Robert Laffont, 2010
Mot de l'éditeur
2008. À l’occasion d’une exposition de
photos, Gemma emmène à Sarajevo
son fils de seize ans, Pietro, à la découverte
de la ville où il est né et sur
les lieux où est mort son père,
photographe, qu’il n’a jamais connu. Ce voyage
à la recherche des origines est aussi l’occasion,
pour elle, de régler ses comptes avec le
passé. Voici plantés les éléments
avec lesquels Margaret Mazzantini construit son
roman comme un thriller, avec ses indices, ses
rebondissements et un coup de théâtre
final, une vérité insoupçonnée
que le lecteur découvrira au terme de son
périple.
Ce livre est d'abord l’histoire d’amour entre
Diego et Gemma, un homme et une femme que tout
semble séparer, qui se sont rencontrés
à Sarajevo au cours des Jeux olympiques
d’hiver de 1984. Venir au monde est aussi un livre
sur la maternité, sur le désir d’enfant
d’une femme qui décide, face à l’impuissance
de la science, de poursuivre son combat sans se
soucier de la morale ou des règles de la
société. Après avoir vécu
un véritable calvaire dans les cabinets
médicaux ou les centres d’adoption, elle
opte pour la seule solution qui s'offre à
elle : avoir un fils de son mari et d'une autre
femme. Mais les événements lui échappent,
et elle se trouvera confrontée à
un dilemme troublant : choisir entre son mari
et son enfant. Au-delà de la seule maternité,
Margaret Mazzantini nous offre ainsi une réflexion
sur la filiation, les liens de sang et les liens
spirituels qui unissent les êtres.
Dans cette grande fresque de ténèbres
et de lumière, le destin de chaque personnage
se mêle à celui de Sarajevo assiégée,
où le flot de l'Histoire les emporte. La
guerre projette d’un coup les personnages dans
une tragédie qui les guette, tel un tireur
d’élite. Le cheminement intime d’un homme
et d’une femme vers un enfant, leur voyage d’initiation
vers la paternité et la maternité
se mue en traversée épique, en fable
féroce contre l’injustice.
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